Une erreur de conception apparaît quatre ans après la livraison
Un dimensionnement insuffisant, une incompatibilité entre deux lots. Le plan porte votre signature, et la responsabilité suit.
Vous ne posez rien vous-même, et pourtant la loi vous range parmi les constructeurs. Une erreur de conception ou un défaut de surveillance engage votre responsabilité pendant dix ans.

Pour un maître d’œuvre, la décennale paie les conséquences d’un défaut de conception ou de surveillance quand il compromet l’ouvrage — pendant dix ans après la réception.
Un défaut d’exécution que vous n’avez pas relevé pendant vos visites.
Une conception qui ne tient pas compte du sol, et une maison qui se fissure.
Un lot mal coordonné, et une étanchéité percée par un autre corps de métier.

Oui. Dès le premier chantier, société ou auto-entrepreneur.
Vous devez être assuré avant le premier coup de pelle (article L.241-1 du code des assurances).
Votre attestation doit être jointe à vos devis et à vos factures (article L.243-2).
Et jusqu'à six mois de prison pour un chantier sans décennale (article L.243-3).
Couvert
Pas couvert
Votre décennale ne couvre pas un métier. Elle couvre les activités écrites sur votre attestation et dans votre contrat. Un chantier qui sort de ces lignes n'est pas garanti, cotisation payée ou non.
Ce n'est pas une habitude d'assureur. Le modèle d'attestation est fixé par l'État : l'article A. 243-3 du code des assurances oblige l'assureur à remplir la ligne « aux activités professionnelles ou missions suivantes ». La Cour de cassation s'y tient depuis 1997.
La méthode, en trois étapes
Reprenez vos cinq derniers devis. Écrivez les travaux que vous avez facturés, pas le nom de votre métier. Deux artisans du même métier ne font jamais exactement le même travail.
Pour chaque chantier, trouvez sur votre attestation le libellé qui le décrit. Les numéros de ligne changent d'un assureur à l'autre — seuls les mots comptent.
Appelez votre assureur et faites ajouter la ligne avant le prochain devis. Une ligne ajoutée aujourd'hui ne couvre pas les chantiers déjà ouverts.
Une ligne qui manque ne fait pas tout tomber. Le 12 mars 2026 (Cass. 3e civ., no 24-10.927), la Cour de cassation a jugé qu'un assureur doit payer la réparation entière quand les désordres de l'activité déclarée la justifient à eux seuls, même si d'autres travaux n'étaient pas déclarés. Ce qui manque n'est pas couvert. Le reste l'est.
La nomenclature des activités du BTP ne liste que des travaux d’exécution. Vous ne construisez pas : vous concevez et vous suivez le chantier. Aucune des 50 activités de la liste ne vous correspond, et c’est normal. Votre attestation doit donc décrire votre mission. Le référentiel le permet : il écrit que les attestations « peuvent comporter d’autres précisions ou catégories d’activités ou travaux ». Lisez ce texte de près : un contrat qui dit « conception » ne couvre pas le suivi de chantier, et la mission que vous vendez doit s’y retrouver mot pour mot.
Vous n'êtes pas sûr de vos lignes ? Envoyez votre attestation à contact@castorcourtage.fr, on vous dit en une lecture ce qui manque. Ou appelez le 06 52 90 65 15.
Un dimensionnement insuffisant, une incompatibilité entre deux lots. Le plan porte votre signature, et la responsabilité suit.
Votre mission de suivi de chantier vous rend responsable de ce que vous auriez dû voir. L’expert regarde vos comptes rendus de chantier.
Ce préjudice-là n’est pas décennal : c’est une faute contractuelle, couverte par la RC Pro. C’est aussi la réclamation la plus fréquente du métier.

La loi vous répute constructeur : vous êtes tenu à la garantie décennale sur les ouvrages que vous concevez ou dirigez, et l’assurance doit exister avant l’ouverture du chantier.
Couvre les fautes qui ne touchent pas l’ouvrage : dépassement de budget, retard, erreur administrative, défaut de conseil. C’est la garantie la plus sollicitée du métier.
La prime se calcule sur vos honoraires, pas sur le coût des chantiers. C’est le premier chiffre que l’assureur demande.
Votre responsabilité porte sur l’ouvrage entier, pas sur votre part d’honoraires. Un maître d’œuvre à 60 000 € d’honoraires qui pilote 3 M€ de travaux est un autre risque.
Conception seule, suivi de chantier seul, ou mission complète : chaque niveau engage une responsabilité différente et se déclare précisément.
Une première année d’activité coûte plus cher qu’une sixième sans sinistre. Un sinistre déclaré se voit, mais n’interdit pas de s’assurer : trouver l’assureur qui accepte, c’est le travail du courtier.
À partir de 3 300 € par an — prix de départ constaté sur le marché en septembre 2026, à titre indicatif. Ce n'est pas notre tarif : le vôtre se calcule sur votre dossier. Tous les métiers.
Ailleurs, on vous demande de choisir vos garanties dans une liste. Ici, vous racontez votre métier et quelqu'un s'occupe du reste.
Vous dites ce que vous faites avec vos mots. Votre conseiller pose les questions et traduit en activités déclarées.
La décennale est imposée par la loi. La RC Pro ne l'est pas, mais couvre ce que la décennale laisse dehors. Vous saurez lequel des deux vous manque avant qu'on parle de prix.
Pas de standard, pas de numéro de dossier à rappeler. Vous ne réexpliquez pas votre situation à chaque appel.
Votre contrat est porté par un assureur — c'est lui qui paie les sinistres. Pour tout le reste, votre interlocuteur, c'est Castor Courtage : vos questions, vos papiers, vos changements. C'est le métier du courtier, et il ne s'arrête pas au devis — et c'est toujours la même personne qui décroche.


Attestation à renvoyer, changement d'activité déclarée, résiliation : vous appelez, c'est traité. Pas de formulaire, pas de numéro de dossier à retrouver.
Vous décrivez ce qui s'est passé. Nous montons le dossier et le défendons auprès de l'assureur jusqu'à la fin.

2min
Ou vous laissez votre numéro, et on vous rappelle. Vous racontez votre métier, votre conseiller pose les questions.
24h
Votre conseiller monte le dossier avec vous et compare les assureurs. Vous n’avez rien à remplir seul.
3min
Votre attestation arrive, prête à envoyer au client. Et vous gardez le même numéro pour la suite.
À partir de 3 300 € par an en création, prix de départ constaté sur le marché en septembre 2026. Les quatre choses qui font le prix, et un exemple chiffré.
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Un accord entre assureurs, signé en 1983, pour régler vite les sinistres décennaux : un seul expert, un barème de partage, trois mois. Ce que ça change pour vous, et ce que ça ne change pas.
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Qui doit l’avoir, ce qu’elle couvre, quand elle commence, ce que la loi punit. Les articles du code civil et du code des assurances, en mots simples, avec leur lien.
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La RC pro paie les dégâts causés aux autres pendant le chantier. La décennale paie les dommages graves de l’ouvrage, dix ans après la réception. Une seule est obligatoire.
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Oui. Le code civil répute constructeur toute personne liée au maître d’ouvrage par un contrat de louage d’ouvrage — le maître d’œuvre en fait partie, au même titre que l’entreprise qui bâtit.
Non. La responsabilité vient de la conception et de la direction, pas de l’outil. Le désordre se rattache à votre plan ou à votre surveillance, pas à vos mains.
Oui, et c’est central. Ne pas vérifier la décennale d’un lot est une faute de conseil : si l’entreprise est non assurée et disparaît, le maître d’ouvrage se retourne contre vous.
C’est le jour où le client accepte le chantier. La décennale court dix ans à partir de cette date ; avant, c’est la RC Pro qui couvre.